mercredi 2 avril 2008

Les principes de Zelinski

Les principes de Zélinski

Ernie J. Zelinski est ce canadien (génial selon moi) qui se revendique expert es loisirs. Il est consultant dans le domaine de la créativité au travail et dans les loisirs, il donne également de nombreuses conférences sur ces sujets.

Dans son livre "l'Art de ne pas travailler" il invite tout les surmenés à adopter sa philosophie, lui qui revendique le fait de ne travailler que 4 à5 heures par jour, 4 jours par semaine et de préférence uniquement les mois en "r".

Sa philosophie s'exprime dans les 101 principes suivants :

  1. On peut jouir de la vie sans en percer le mystère
  2. Un simple lot de consolation attend les gens raisonnables
  3. La vie est difficile, certes, mais en comparaison de quoi ?
  4. Le chemin que vous empruntez pour atteindre le bonheur importe peu
  5. La vie est douce à qui s'efforce de la simplifier au lieu de la compliquer
  6. La prédiction de vos propres échecs peut faire de vous un grand prophète
  7. Les rêves non réalisés engendrent la pire amerture
  8. Les gens ordinaires sont capables d'actions extraordinaires
  9. Le succès instantané est une invention des contes de fées et des romans et desfilms de pacotille
  10. La connaissance est imparfaite sans l'action connexe
  11. Il faut savoir prévoir l'imprévisible, car notre seule certitude est l'incertitude
  12. L'excès de sécurité comporte un risque
  13. La simple observation est très informative
  14. Respectez la réalité, elle vous le rendra
  15. Les excuses et les reproches ne changeront rien à votre vie.
  16. Les réalisations les plus difficiles laissent les meilleurs souvenirs
  17. L'apitoiement sur soi-même ne vaut pas plus qu'il ne coûte
  18. On est généralement soi-même la cause de son propre ennui
  19. La plupart des tracas sont vains
  20. Temporiser c'est se maintenir à jour avec hier
  21. Pourquoi acheter des outils coûteux que l'on ne retrouve pas ensuite ?
  22. La connaissance livresque ne garantit pas nécessairement le succès dans la pratique
  23. Le temps vaut beaucoup plus que l'argent alors faîtes en bon usage
  24. Regarder beaucoup de télévision ne peut améliorer votre qualité de vie
  25. La vie doit être principalement consacrée à la poursuite d'un but
  26. Les gens ne sont que des humains sinon la vie serait bien différente
  27. Choisissez vos amis judicieusement; préférez la qualité au nombre
  28. Ne surestimez jamais votre capacité à changer les autres
  29. L'effet de nos conseils est négatif ou nul
  30. Fuyez à toutes jambes les personnes négatives
  31. Au contact d'un groupe de perdants, on en devient bientôt un
  32. Discuter avec un sot, c'est faire preuve de sottise
  33. La meilleure façon d'impressionner les autres c'est s'abstenir d'essayer
  34. La gentillesse masque souvent un manque de bonté, tandis que la bonté est fréquemment dépourvue de gentillesse
  35. Tout le monde est égoiste même vous et moi
  36. Le manquement à un engagement entraîne95 % de risque de récidive
  37. On se rappelle rarement des bonnes actions mais on oublie rarement les mauvaises
  38. Tenter de plaire à tout le monde, c'est courir droit à l'échec
  39. Il est plus facile d'éviter les ennuis que de s'en tirer
  40. Ne vous sentez pas visé personnellement, vous n'êtes sans doute pas la seule victime
  41. Plus un service est important, moins vous avez de chance de l'obtenir
  42. Une mauvaise attitude de votre part peut vous priver de bien des agréments de la vie
  43. Certaines croyances sont une maladie
  44. Méfiez vous des prédictions des experts, surtout de celles qui portent sur l'avenir
  45. Les sages apprennent plus des fous que les fous des sages
  46. Prenez soin de ne pas mettre vos héros sur un piédestal
  47. La bonté ne coûte rien, mais poussée à l'excès elle peut être très coûteuse
  48. Admettez vos erreurs et vous en commettrez moins
  49. Avoir raison à tout prix c'est comme être un héros mort : il n'y a aucun avantage
  50. Les gens intelligents posent des questions stupides
  51. Seuls les idiots ont peur d'avoir l'air idiot
  52. C'est en vain qu'on tente de changer son passé
  53. Si votre maison brûle, profitez-en pour vous réchauffer
  54. La meilleure revanche est de bien vivre
  55. Il n'est jamais trop tard pour apprendre et s'améliorer
  56. Chacun est la principale cause de ses ennuis dans la vie
  57. L'objet de beaucoup de vos désirs ne justifie pas les désagréments qui en sont le prix
  58. Pour résoudre un problème, il faut d'abord bien le cerner
  59. Vous pouvez améliorer votre qualité de vie en appréciant différemment votre situation
  60. Mis en perspective la plupart de vos ennuis vous paraîtront insignifiants
  61. Chacun est son meilleur conseiller
  62. Qui ne sait ce qu'il veut ne peut l'obtenir
  63. Pour obtenir quelquechose il faut le demander
  64. La marche ou la course au grand air est le remède à plusieurs maux
  65. Le temps refusé à l'exercice sera pris par la maladie
  66. Aucun raccourci ne mène à la forme physique
  67. Vos attentes sont source de la plupart de vos déceptions dans la vie
  68. Inutile de compter sur une affaire en or pour vous tirer d'un mauvais pas
  69. La société ne doit à personne sa subsistance
  70. Si l'argent n'est pas votre serviteur c'est qu'il est votre maître
  71. On regrette toute sa vie son intégrité compromise pour la gloire, l'argent ou l'amour
  72. Une grosse somme d'argent ne guérit pas mieux les malheurs que les petites
  73. Les désirs fous et les faux besoins sont impossibles à combler
  74. Contentez vous de ce que vous avez et vos désirs seront comblés
  75. La vie facile n'est pas aussi sensationnelle qu'on le prétend
  76. Freinez vos excès, car avoir trop de bonnes choses peut être mauvais
  77. L'avidité de l'esprit est insatiable
  78. Vous possédez déjà la richesse et le luxe
  79. Les loisirs les moins couteux sont les plus divertissants
  80. Avoir un esprit positif ce n'est pas seulement avoir des idées positives
  81. La vie est irrémédiablement injuste
  82. La créativité vaut une fortune
  83. Si la patience n'est que l'art de dissimuler l'impatience alors il vaut mieux devenir expert
  84. Pour gagner du temps dans la vie, il vaut mieux ralentir que se hâter
  85. Qui trop embrasse mal étreint
  86. Même la plus humble tâche accomplie avec l'attitude appropriée peut devenir importante
  87. Une recherche trop assidue du bonheur prive du bon temps qui passe
  88. Souriez : la vie se prête à l'humour
  89. Il est plus facile de conduire son cheval où il se dirige
  90. L'opinion des autres à votre égard importe moins que la vôtre
  91. Tenez bon ! Qui sait votre vie vaudra t-elle peut-être de nouveau la peine d'être vécue
  92. Pour faire sa marque en ce bas monde, il faut se distinguer
  93. Il ne faut pas laisser échapper sa chance
  94. Ce qui est précieux est toujours coûteux, généralement plus que prévu
  95. Un génie a plus de persévérance que vous
  96. La perfection est le refuge des idiots
  97. La réussite au travail ne compense pas un échec au foyer
  98. Seul le moment actuel compte, il faut donc être présent
  99. La spontanéité est trop précieuse pour être laissée à l'improvisation
  100. L'introspection nous ouvre sur le monde extérieur
  101. La plénitude, le bonheur, la satisfaction d'une vie ne tiennent pas à sa durée mais à sa qualité
Sources Pertinentes :

Libellés : , ,

samedi 1 mars 2008

L'art de ne pas travailler

L'art de ne pas travailler

L'oisiveté, dit-on, est la mère de tous les vices, mais elle est aussi la mère de l'invention. Les plus grandes découvertes scientifiques ont été faites dans l'oisiveté : Galilée et son bain, Newton et sa pomme… Einstein, lui-même, était considéré comme un cancre paresseux. L'un de mes professeurs en relaxation véhiculait même l'idée que l'on devrait passer, à chaque semaine, une journée entière au lit afin de laisser la « folle du logis » réinventer notre vie.

Nous sommes loin du « Le temps, c'est de l'argent », valeur fondamentale du capitalisme issu de la tradition judéo-chrétienne, laquelle a fait de la paresse l'un des sept péchés capitaux. Tellement que les « workaholiques » se sentent coupables lorsqu'ils sont en vacance ou tournent en rond lorsqu'ils n'ont rien à faire. Plusieurs, surtout les hommes, meurent quelques années à peine après leur mise à la retraite, parce qu'ils se sentent inutiles et ne savent pas utiliser leurs loisirs. Notre société a fait du travail, et de la richesse matérielle qu'il est sensé apporter, la valeur ultime. En fait, la majorité d'entre nous est plutôt devenu esclave du travail et débiteur de nos banquiers.

Pour s'en libérer, nous rêvons de gagner le gros lot. Ce que nous ignorons, c'est que la grande majorité des « chanceux » ont vu leur vie, leurs relations, leur environnement basculer suite à l'arrivée de la manne. Et, souvent, ils sont redevenus plus pauvres qu'avant, parfois victimes d'escrocs. Évidemment, Loto-Canada ou Loto-Québec n'ont pas avantage à publiciser ces recherches, pourtant réelles.

Que nous ayons besoin d'un minimum matériel vital ne fait aucun doute, mais même Bill Gates ne peut manger plus de trois repas par jour. L'argent, ni le travail, n'a jamais fait le bonheur de personne. C'est plutôt l'usage de l'argent ou notre attitude face au travail qui nous rend, ou non, heureux. Ma compagne me disait ce dimanche matin (moment où j'écris cet article) : « Bon, tu vas encore travailler ! » À quoi je réponds que je ne vais pas travailler, mais faire quelque chose que j'adore. Et je ne le fais pas pour de l'argent, car j'ai atteint une certaine indépendance financière qui me permet de choisir mes loisirs. Et écrire constitue pour moi un loisir que je veux développer. Et tant mieux si cela est rentable.

Telle est la thèse de Ernie Zélinski, auteur du best-seller mondial L'art de ne pas travailler. Il a aussi écrit The Joy of Not Knowing It All et The Art of Not To Be Married. Pour lui, la valeur essentielle, c'est la qualité de ce que nous vivons, notre capacité à apprendre, à rire, à jouer, à aimer le monde qui nous entoure. Seul cela donne un véritable sens à la vie. Lorsque notre profession nous permet cela, on ne parle pas de travail (du latin tripalium, torture)

Ex-ingénieur dans une entreprise publique, Zélinski travailla dix heures par jour, plus les week-ends, pendant plus de six ans. Après trois ans sans vacances, il décida, malgré son employeur, de prendre dix semaines de congé : il fut licencié, à son retour, pour avoir « violé le règlement de l'entreprise ». Amer, car il avait été un travailleur motivé et productif, il prit du temps à digérer ce qu'il qualifie aujourd'hui d'une véritable bénédiction. Sa période forcée de chômage (de l'italien comare, se reposer pendant qu'il fait chaud) lui permis de découvrir les… loisirs (du latin, licere, être permis). Auto-proclamé expert ès loisirs, son unique but maintenant est de vivre heureux sans travailler. Son oisiveté lui donna le goût d'écrire. Ce qu'il fait admirablement et ce qui l'a rendu multi-millionnaire, en plus de l'amener à voyager à travers le monde pour y donner des conférences sur l'équilibre entre le travail et les loisirs.

À une époque ou la permanence du travail rémunéré tend à disparaître, où le changement s'accélère de façon exponentielle, où le taux de suicide est quatre fois plus élevé chez les retraités que dans la population en général, Zélinski est l'exemple parfait de la nécessité du retour à l'essentiel, soit la joie de vivre. Vivre est le but de la vie. Vivre heureux est la meilleure façon de le faire. Pour y arriver, il nous faut joindre l'utile à l'agréable, faire en sorte que nos loisirs puissent être rentables à tous points de vue et ce, le plus rapidement possible dans la vie.

Libellés : ,

dimanche 17 février 2008

Henri Salvador - Le travail c'est la santé...

Henri Salvador - Le travail c'est la santé, rien faire c'est la conserver ...



Le travail c'est la santé
par Henri Salvador

Ces gens qui courent au grand galop
En auto, métro ou vélo
Vont-ils voir un film rigolo ?
Mais non, ils vont à leur boulot

{Refrain:}
Le travail c'est la santé
Rien faire c'est la conserver
Les prisonniers du boulot
N'font pas de vieux os.

Ils bossent onze mois pour les vacances
Et sont crevés quand elles commencent
Un mois plus tard, ils sont costauds
Mais faut reprendre le boulot

Dire qu'il y a des gens en pagaille
Qui courent sans cesse après le travail
Moi le travail me court après
Il n'est pas près de m'rattraper.

Maint'nant dans le plus p'tit village
Les gens travaillent comme des sauvages
Pour se payer tout le confort
Quand ils l'ont, eh bien, ils sont morts.

Hommes d'affaires et meneurs de foule
Travaillent à en perdre la boule
Et meurent d'une maladie de cœur
C'est très rare chez les pétanqueurs.

Libellés : , , ,

lundi 7 janvier 2008

Devos - Où courent-ils ?

Raymond Devos (prononcer [døvos]) est un humoriste français, né le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique, mort le 15 juin 2006 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines (France). Il fut célèbre pour ses jeux de mots, ses qualités de mime, son goût pour les paradoxes cocasses, le non-sens et la quête de sens.

Le Fameux Sketch Raymond Devos - Où courent-ils ?




Excusez-moi, je suis un peu essouflé ! Je viens de traverser une ville où tout le monde courait...
Je ne peux pas vous dire laquelle... je l'ai traversée en courant.
Lorsque j'y suis entré, je marchais normalement, mais quand j'ai vu que tout le monde courait... je me suis mis à courir comme tout le monde sans raison !
A un moment je courais au coude à coude avec un monsieur...
Je lui dis : - "Dites-moi... Pourquoi tous ces gens-là courent-ils comme des fous ?"
Il me dit : - "Parce qu'ils le sont !";
Il me dit : - "Vous êtes dans une ville de fous ici... Vous n'êtes pas au courant ?"
Je lui dis : - "Si, si, des bruits ont couru !"
Il me dit : - "Ils courent toujours !"
Je lui dis : - "Qu'est-ce qui fait courir tous ces fous ?"
Il me dit : - "Tout ! Tout ! Il y en a qui courent au plus pressé. D'autres qui courent après les honneurs... Celui-ci court pour la gloire... Celui-là court à sa perte !"
Je lui dis : - "Mais pourquoi courent-ils si vite ?"
Il me dit : - " Pour gagner du temps ! Comme le temps, c'est de l'argent, plus ils courent vite, plus ils en gagnent !"
Je lui dis : - "Mais où courent-ils ?"
Il me dit : - "À la banque ! Le temps de déposer l'argent qu'ils ont gagné sur un compte courant... et ils repartent toujours courant, en gagner d'autre !"
Je lui dis : - "Et le reste du temps ?"
Il me dit : - "Ils courent faire leurs courses... au marché !"
Je lui dis : - "Pourquoi font-ils leurs courses en courant ?"
Il me dit : - "Je vous l'ai dit... parce qu'ils sont fous !"
Je lui dis : - "Ils pourraient tout aussi bien faire leur marché en marchant...tout en restant fous !"
Il me dit : - "On voit bien que vous ne les connaissez pas ! D'abord le fou n'aime pas la marche..."
Je lui dis : - "Pourquoi ?"
Il me dit : - "Parce qu'il la rate !"
Je lui dis : - "Pourtant, j'en vois un qui marche !?"
Il me dit : - "Oui, c'est un contestataire ! Il en avait assez de courir comme un fou. Alors il a organisé une marche de protestation !"
Je lui dis : - "Il n'a pas l'air d'être suivi ?"
Il me dit : - "Si, mais comme tous ceux qui le suivent courent, il est dépassé !"
Je lui dis : - "Et vous, peut-on savoir ce que vous faîtes dans cette ville ?"
Il me dit : - "Oui ! Moi j'expédie les affaires courantes. Parce que même ici, les affaires ne marchent pas !"
Je lui dis : - "Et où courez-vous là ?"
Il me dit : - "Je cours à la banque !"
Je lui dis : - "Ah !... Pour y déposer votre argent ?"
Il me dit : - "Non ! Pour le retirer ! Moi je ne suis pas fou !"
Je lui dis : - "Mais si vous n'êtes pas fou, pourquoi restez-vous dans une ville où tout le monde l'est ?"
Il me dit : - "Parce que j'y gagne un argent fou !... C'est moi le banquier !!!

(c) Raymond Devos

Libellés : , , ,